Pamela Rooney: du country depuis le berceau

Elle a chanté sur les scènes d’une bonne partie des festivals gaspésiens et de bien des bars. « Elle est partout », m’avait-on dit. Jusqu’à récemment, Pamela Rooney donnait une quarantaine de concerts par an, en plus de son métier de coiffeuse et des soins à son fils de six ans. « J’ai une vie full full speed », lance-t-elle.

GRAFFICI a interviewé Pamela Rooney dans son salon de coiffure de la rue Adams, à Gaspé. Devenir chanteuse ou coiffeuse, c’est le rêve de nombreuses petites filles, lui fait-on remarquer. « Moi, je voulais être chanteuse et policière », rectifie-t-elle en riant. Au moment de l’entrevue, Mme Rooney s’apprête à partir pour cinq jours de spectacles, de Causapscal à Gaspé en passant par Saint-Omer et L’Anse-à-Beaufils. La minitournée se termine sur la scène de la Fête du Canada à l’aréna de Gaspé. Guitare acoustique en mains, yeux très bleus, cheveux très blonds et short très court sur des jambes musclées, elle enchaîne les tubes de country américain, interprétés à la sauce Pamela Rooney and The Exceptions.

Pas de doute, la formule est rodée. Il faut dire que Mme Rooney, 34 ans, foule les planches depuis des décennies. Âgée de quatre ans, la petite « Pam » interprétait déjà Sentimental Ol’You, accompagnée à la guitare par sa mère, lors d’un concert de la Saint-Patrick dans son village natal de Douglastown.

Son enfance a été bercée par le country que ses parents jouaient et écoutaient. « Je suis une fille de vieux country, mais je le change pour en faire du nouveau country », expliquet-elle en français, avec son accent anglais. Sur son premier et seul disque, paru en 2005, Pamela Rooney interprète les chansons des autres, dont ses modèles Rhonda Vincent et Miranda Lambert. Le prochain album devrait compter quelques pièces de son cru, promet-elle. « Je veux faire des chansons qui touchent les gens, sur l’intimidation, la séparation, les femmes battues, pas sur mon pick-up ou sur la chasse. »

Le disque sera enregistré avec The Exceptions, trois musiciens qu’elle décrit comme « des frères » : Sylvain Landry à la guitare, Éric Dumaresq à la basse et Yanny Trudel à la batterie.

Et Pamela Rooney compte bien ralentir la cadence des spectacles, qui se font désormais au rythme de la garde partagée, une fin de semaine sur deux.

Ref.: Geneviève Gélinas, GRAFFICI, Gaspésie, été 2013

 
Pamela Rooney

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